Eglise romane de Tohogne

 - Les nefs

 (Les bas-côtés)

 

Les nefs (les bas-côtés).

Baie du côté sud datant du XVIIIe siècle. Les pierres des encadrements sont taillées en « palette ».

Baie du côté sud datant du XVIIIe siècle. Les pierres des encadrements sont taillées en « palette ».

L’examen attentif des baies des bas-côtés fait découvrir qu’elles appartiennent à trois époques différentes de construction. La 3e baie du côté nord, ainsi que les 2e, 4e et 5e baies côtés sud, datent du XVIIe siècle. Leurs encadrements apparaissent plus anciens et moins travaillés que les suivants. Les 1re, 2e et 4e baies côté nord et les 1re et 3e baies côté sud datent, quant à elles, du XVIIIe siècle. Elles sont facilement reconnaissables : les pierres des encadrements sont taillées en « palette ». La 5e fenêtre du bas-côté nord, enfin, est de style gothique flamboyant et date probablement du XVe siècle. Peut-être fut-elle construite suite à la bataille de Tohogne du 3 avril 1490.

Traces d’une entrée primitive côté sud (au centre de la photo). Les encadrements de la baie de droite datent du XVIIe siècle.

Traces d’une entrée primitive côté sud (au centre de la photo). Les encadrements de la baie de droite datent du XVIIe siècle.

Dans le mur du bas-côté nord, sous la 2e fenêtre, ainsi que sous la 4e fenêtre du bas-côté sud, on aperçoit les traces d’entrées primitives. Une partie de l’arcade romane, en plein cintre, est encore visible aussi bien du côté nord que du côté sud. L’arcade nord est recoupée par le seuil horizontal des fenêtres actuelles. Ce fait tendrait à prouver qu’à l’époque romane les fenêtres des bas-côtés étaient disposées autrement. Ces deux entrées primitives furent bouchées très tôt, pendant la période romane même, et remplacées par une entrée unique, située sous la 2e fenêtre du bas-côté sud. Celle-ci avait une largeur correspondant à celle du portail d’entrée actuel, situé dans le côté sud de la tour. On peut donc supposer que ce portail fut originellement placé à l’endroit qui nous occupe (2e fenêtre, bas-côté sud). Les extrémités orientales des bas-côtés sont décorées d’une arcade aveugle romane, construite sur gabarit posé sur deux retraits, aménagés dans l’embrasure de l’arcade. Chaque arcade possède une petite baie qui éclaire les absidioles. L’arcade sud est à nouveau visible depuis 1976, date de la suppression de la sacristie.

Arcade aveugle romane située à l’extrémité orientale du bas-côté nord.

Arcade aveugle romane située à l’extrémité orientale du bas-côté nord.

A l’intérieur de l’église, les bas-côtés sont couverts d’un plafond plat (en planches de chêne) situé à ± 5,60 m du pavement. La largeur des nefs est égale à ± 2,70 m. Dans l’axe de chacun des bas-côtés se place une absidiole semi-circulaire empâtée, couverte d’une voûte en cul-de-four remontant à la construction de l’édifice. Ces absidioles sont percées en leur centre d’une petite baie en plein cintre qui les éclaire (débouchées en 1976).

Petite nef méridionale couverte d’un plafond plat. Au fond de celle-ci, dans l’axe, une absidiole.

Petite nef méridionale couverte d’un plafond plat. Au fond de celle-ci, dans l’axe, une absidiole.

A droite, dans l’absidiole se trouvait jadis l’autel Saint-Sébastien (devenu l’autel de la Sainte-Vierge au début du siècle dernier). Le dessus de la petite nef, depuis l’absidiole jusqu’à la fenêtre voisine (et probablement au-delà) constituait l’aire de la chapelle Saint-Sébastien ou de Presseux.

A gauche, on trouvait la chapelle Saint-Pierre, possédant semblable superficie.

Les chapelles étaient réservées à certaines familles : elles y avaient leurs bancs et leurs sépultures. Détail généralement ignoré : ces chapelles étaient séparées de la nef centrale et du restant de la petite nef, occupée par les paroissiens, par une clôture appelée treille ou cancel. En 1683, cette clôture existait encore. A chacun de ces autels était annexé un bénéfice, c’est-à-dire un revenu fondé qui servait, entre autres, à payer le prêtre célébrant la messe à ces autels. On disait le bénéfice Saint-Pierre (connu dès 1593), le bénéfice Saint-Sébastien. Celui-ci a été fondé en 1515 par la famille de Presseux. Le collateur de ce bénéfice choisissait le prêtre qui devait dire la messe une fois par semaine à son autel. Les collateurs avaient l’obligation de faire les réparations à leur « chapelle » et de fournir le nécessaire pour le culte.

Retable baroque de l’ancien autel de la Sainte-Vierge (bas-côté sud).

Retable baroque de l’ancien autel de la Sainte-Vierge (bas-côté sud).

Dans l’absidiole nord, on peut admirer les statues de saint Martin de Tours, saint Nicolas de Myre, sainte Anne trinitaire (ces deux dernières statues sont des copies en terre cuite, les originales ayant été volées le 28 octobre 1994), saint Eloi de Noyon, saint Roch de Montpellier, un Christ, une tête de Christ, un calice, burette et plateau en étain, vase reliquaire, des vases d’Andenne. (Pour plus de détails, voir au chapitre « pêle-mêle » la rubrique « la statuaire ».)

Dans l’absidiole nord, on peut admirer les statues de saint Martin de Tours, saint Nicolas de Myre, sainte Anne trinitaire (ces deux dernières statues sont des copies en terre cuite, les originales ayant été volées le 28 octobre 1994), saint Eloi de Noyon, saint Roch de Montpellier, un Christ, une tête de Christ, un calice, burette et plateau en étain, vase reliquaire, des vases d’Andenne. (Pour plus de détails, voir au chapitre « pêle-mêle » la rubrique « la statuaire ».)

Dans l’absidiole sud, on peut admirer les statues de saint Sébastien, saint Joseph à l’enfant, l’ange gardien, sainte Barbe, saint Pierre apôtre, un ostensoir-soleil, une tête d'ange et un Christ. (Pour plus de détails, voir au chapitre « pêle-mêle » la rubrique « la statuaire ».)

Dans l’absidiole sud, on peut admirer les statues de saint Sébastien, saint Joseph à l’enfant, l’ange gardien, sainte Barbe, saint Pierre apôtre, un ostensoir-soleil, une tête d'ange et un Christ. (Pour plus de détails, voir au chapitre « pêle-mêle » la rubrique « la statuaire ».)

Actuellement ces autels n’existent plus. Ils ont été supprimés lors de la restauration de l’église, ces dernières années. Les deux retables baroques des autels Saint-Pierre et de la Sainte-Vierge ont été restaurés et fixés respectivement aux murs ouest des bas-côtés nord et sud (en 1976).

En 1983, décision est prise de réintégrer dans le sanctuaire, en l’occurrence dans les deux absidioles, la statuaire médiévale et baroque, à l’exclusion des grandes œuvres, replacées en lieu propre. Toutes ces statues avaient été traitées et étaient entreposées à Bruxelles depuis 1978. Il faut savoir que la plupart de celles-ci, avant 1975, étaient mises à l’abri du vol, au presbytère. Deux vitres de sécurité, équipées d’un matériel sophistiqué de détection furent placées sur l’ancien banc de communion retravaillé pour ce nouveau rôle (plus de détails dans "la statuaire") .

Derniere mise à jour le 23/05/17 Derniers éléments ajoutés Recherche sur le site

 

EditRegion5 27/05/07